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PNUD
Le Royaume du DANEMARK
Fonds d'Equipement des Nations Unies
Monsieur le Président,
Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,

C'est pour moi un grand honneur et un plaisir de participer à cette très importante Réunion Ministérielles sur la mise en œuvre du Programme d'Action pour les Pays les Moins Avancés pour la décennie 2001-2010, adopté en mai 2001, à Bruxelles par la troisième Conférence des Nations Unies sur les PMA. En tout premier lieu, je voudrais vous remercier, Monsieur le Président, pour votre aimable invitation et remercier également le Gouvernement du Bénin pour son chaleureux accueil et son hospitalité.
Comme l'indique la déclaration de Bruxelles, l'adoption de ce programme d'Action a eu comme point d'ancrage le triste constat que les objectifs retenus lors de la précédente Conférence n'avaient pas été atteints. Ceci a donné lieu, en 201, à l'engagement ferme de l'ensemble des partenaires au développement d'œuvrer concrètement en faveur de la réduction de la pauvreté et de l'amélioration de la qualité de vie des populations des PMA. Pour éviter de nous retrouver, à la fin de cette décennie, dans une situation où le constat pourrait être similaire à celui de 2001, nous savons qu'il n'y a pas une minute à perdre. Aussi, je partage pleinement vos préoccupations, Mesdames et Messieurs les Ministres, qui sont d'assurer cette fois-ci la toutes et tous , et nous tous, vos partenaires au développement, mobiliser à cette fin nos énergies et nos capacités. Ceci constitue pour le Fonds d'Equipement des Nations Unies une priorité absolue.
Monsieur le Président,

Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres,
Afin de mieux comprendre de quelle façon le FENU, en tant qu'un des différents outils à votre disposition, peut contribuer activement à la mise en œuvre du Programme d'Action, je voudrais aborder ce matin les trois points suivants. Premièrement, je voudrais rappeler brièvement ce qu'est le Fonds d'Equipement des Nations Unies. En second lieu, je voudrais préciser la façon dont le FENU a déjà mis en œuvre certaines des priorités retenues dans votre Programme d'Action. Finalement, je voudrais indiquer ce qui, à mon avis, devrait être dans l'immédiat pour permettre au FENU DE CONTRIBUER DE MANIERE ENCORE PLUS SIGNIFICATIVE A LA REALISATION DE VOTRE PROGRAMME.
Premier point: Le Fonds d'Equipement des Nations Unies. Dès 1960, les pays en développement avaient promu l'idée de la création d'un Fonds d'Equipement des Nations Unies. Ce fut chose faite en 1966, par la résolution 2186,XXI de l'Assemblée Générale des Nations Unies. Doté alors d'un mandat universel, le Fonds d'Equipement des Nations Unies avait pour objet le financement et la mise en œuvre, tous secteur confondus, d'investissements dont la taille devait être inférieure à celle des investissements réalisés par les institutions financières internationales telles que la Banque Mondiale et les Banques régionales de développement. En raison du faible niveau des ressources mis à sa disposition à travers des contributions volontaires des Etats membres des Nations Unies, ce n'est qu'au début des années 1970 que le FENU DEVINT REELLEMENT OPERATIONNEL.
En 1967, dans le but d'assurer une meilleure synergie avec le ¨Programme de Nations Unies pour le Développement (c'est-à-dire la recherche de complémentarité entre les investissements du FENU et la coopération technique du PNUD), l'Assemblée Générale des Nations Unies demanda au Secrétaire Général de confier le rôle de Directeur Général du FENU à l'Administrateur du PNUD. Dans le même esprit, il fut décidé que le FENU devait rendre compte au Conseil d'Administration du PNUD, plutôt que d'être régi par son propre Conseil d'Administration. Depuis lors, le Directeur Général du FENU a confié la gestion stratégique et quotidienne du FENu à un secrétaire Exécutif. Par ailleurs, dans chacun de ses pays d'intervention, le FENU est représenté par le Représentant Résident du PNUD. Concernant le financement du FENU, celui-ci continue de provenir de contribution volontaires à ses ressources générales ainsi que de contributions spécifiques à ses opérations sur le terrai. Le budget administratif du FENU est entièrement fiancé à partir de contributions volontaires.
En 1973, l'Assemblée Générale des Nations Unies a demandé au FENU de cibler ses investissements sur les Pays les Moins Avancés. Depuis 1995, comme bien d'autres organisations multilatérales de coopération au développement, le FENU a procédé à un recentrage thématique de ses activités opérationnelles aux fins d'améliorer la performance de ses investissements; de mieux répondre aux besoins des PMA ; de prendre en compte l'expérience acquise au cours des trente dernières années; et enfin , d'assurer, dans le cadre de ses ressources limitées, le meilleurs impact possible sur la réduction de la pauvreté et sur la mobilisation des capacités nationales et locales.
Ainsi, le FENU est désormais spécialisé dans deux domaines; l'appui à l'investissement public décentralisé et l'appui à l'investissement privé e, micro finance. Ce recentrage thématique a été approuvé par notre conseil d'Administration en 199.
Dans ce contexte, l'approche adoptée par le FENU pour ces deux domaines d'intervention consiste à appuyer les PMA dans le pilotage de petits investissements, avec l'idée que ces investissements puissent être reproduits sur une échelle plus large avec le concours d'autres partenaires au développement apportant des moyens financiers supplémentaires.
En conclusion, le FENU est une organisation multilatérale dont la spécialité est la réalisation, au sein des PMA, d'investissements de petite taille, sous forme de dons dans deux domaines spécifiques d'intervention.
Monsieur le Président,
Excellence Mesdames et Messieurs les Ministres,
Permettez-moi maintenant d'aborder mon second point qui est la contribution apportée par le FENU à la mise en œuvre de votre Programme d'Action.
Par son action concrète sur le terrain, le FENU contribue directement à la mise en œuvre de 5 des 7 engagements de partenariat contenus dans le Programme d'Action pour les PMA. En effet, les investissements du FENU visent à encourager une action axée sur la population, à promouvoir une bonne gouvernance au niveau national et local, à renforcer les capacités humaines et institutionnelles, à réduire la vulnérabilité et à protéger l'environnement et, enfin, à mobiliser des ressources financières.
En appuyant l'investissement public décentralisé, le FENU poursuit l'objectif global de réduction de la pauvreté. Comment? Pour résumer notre action, je limiterai mes remarques aux quatre axes principaux qui caractérisent nos interventions.

Premièrement, l'investissement public décentralisé n'a de sens pour les populations les plus pauvres que s'il se traduit sur le terrain par des résultats concrets et visibles qui répondent à leurs besoins quotidiens. Notre objectif en la matière est de favoriser un meilleur accès des plus pauvres aux infrastructures et services socio-économiques essentiels dans les secteurs de la santé et de l'éducation, des transports routiers, des marchés, de l'approvisionnement en eau et de la gestion des ressources naturelles. Ce faisant, le FENU contribue de façon tangible à la réalisation de l'objectif de l'éducation pour tous, à la réduction de la mortalité infantile, à l'amélioration de la santé maternelle et de celle de la population en généra, à la prévention et à la lutte contre la malaria et les autres maladies endémiques telles que le VIH/SIDA, sans oublier la contribution du FENU au renforcement des capacités productives des individus et des capacités institutionnelles des collectivités locales. Tous ces objectifs ont été adoptés dans la déclaration du millénaire.
Mais bien qu'absolument nécessaire pour réduire la pauvreté, ce premier axe d'intervention n'est cependant pas suffisant. En effet, nous pensons qu'il est indispensable de promouvoir la participation au niveau local, de façon à permettre aux populations locales de trouver elles-mêmes des solutions qui soient adaptées à leurs problèmes et au contexte local. Il est également nécessaire d'assurer la participation effective des femmes aux processus de prise de décision concernant quotidienne et l'avenir de leurs enfants, ainsi que la participation de la société civile dans son ensemble. C'est ainsi que le FENU a adopté le slogan "d'investir pour les pauvres". Dès lors qu'elles ont identifié leurs priorités- à travers des processus de consultation et de planification participative propres à chaque collectivité locale- les populations s'engagent généralement à donner soit de leur temps, soit des matériaux de construction, ou parfois même de l'argent, pour la réalisation des infrastructures qu'elles ont choisies. Dès lors qu'elles sont pleinement impliquées dans le processus du développent local, les populations locales sont alors mieux à même de s'engager sur le long terme pour prendre en charge le fonctionnement et la maintenance des investissements ainsi réalisés. C'est là un passage pour assurer la pérennité de nos interventions.
Comme vous le savez, il est tout aussi important de renforcer les capacités des administrations locales et des élus locaux, et ce, de façon à ce que les investissements publics soient réalisés dans le respect de l'intérêt commun: il s'agit là d'une autre façon de parler de bonne gouvernance locale. Mais notre approche n'est pas de renforcer les capacités locales par un simple transfert de connaissances. Bien au-delà, elle consiste à introduire dans les circuits vitaux des administrations locales l'équivalent des ressources fiscales escomptées. L'objectif principal est ici de permettre aux administrations locales et à leurs élus d'acquérir une connaissance sur les bonnes pratiques de gestion de l'investissement public décentralisé, non pas de manière théorique, mais de manière pratique. L'apprentissage en vraie grandeur va de la consultation des populations sur leurs priorités, à la planification et à la budgétisation locale, en passant par la mise en œuvre d'un processus transparent d'appels d'offres et de contrôle des travaux réalisés, tout ceci, avec le concours de partenaires locaux: entreprises privées, organisations non-gouvernementales ou associations communautaires.
Enfin, notre quatrième et dernier axe d'intervention: c'est ici que je vais parler e complémentarité et de partenariat. La complémentarité peut se conjuguer de différentes manières: complémentarité entre les ressources internationales, nationales et locales pour financer les investissements publics décentralisés, les investissements sectoriels et les investissements communautaires dans une perspective d'utilisation optimale des ressources pour venir en appui à la réduction de la pauvreté.
Complémentarité entre les interventions des divers acteurs, en prenant en compte leur savoir-faire et leur spécificité, ce qui devrait rendre notre action conjointe plus efficace et efficiente. Pour nous, il est clair que l'appropriations des investissements publics décentralisés par les autorités locales et les populations est un impératif. Nous savons également que l'avantage comparatif du FENU est de piloter des investissements publics décentralisés qui permettent à l'ensemble des partenaires locaux et nationaux de développer un cadre d'actions concret sur le terrain e, vue de la reproduction sur une échelle plus large de nos opérations pilotes. C'est la raison pour laquelle nous attachons une grande priorité à notre complémentarité avec les autres partenaires au développement.
Vous trouverez dans cette salle, en français et en anglais, une Note d'Information sur le modus operandi du FENU et les actions concrètes auxquelles il contribue sur le terrain. Je me limiterai ici à vous donner un exemple de notre appui à l'investissement public décentralisé. Depuis 1998,en étroite coopération avec le Gouvernement du Mozambique, le PNUD et le Gouvernement des pays Bas, le FENU a appuyé le pilotage d'un programme d'investissements publics dans la province de Nampula conforme en tous points à la démarche méthodologique que je viens de décrire. Les enseignements acquis au cours de cette phase pilote ont permis au Gouvernement de mettre au point un programme par les pays Bas et la Norvège, et grâce aussi à l'appui soutenu du PNUD et à une contribution du Fonds suisse de développement, le programme sera intensifié dans la province de Nampula et étendu à une autre province.
Après un investissement initial du FENU de 5 millions de dollars, les ressources maintenant engagées pour l'élargissement du programme atteignent 22 millions de dollars, soit plus de quatre fois la mise initiale. Par ailleurs, la Banque Mondiale envisage de mettre en œuvre un programme similaire dans quatre autres provinces, avec un budget estimatif de 30 millions de dollars.
Je pourrais citer de nombreux autres exemples similaires, au Bhutan, au Mali, au Niger, au Vietnam, en Ouganda, au Sénégal et dans bien d'autres pays, avec le concours d la Banque Mondiale, de la Banque Africaine de Développement;, du Fonds de Survie Belge, de l'Australie, de la France, du Danemark, du Luxembourg, de la coopération britannique ou du Fonds pour l'Environnement Mondial.
Concernant notre appui à l'investissement privé dans le domaine de la micro fiance, l'objectif principal poursuivi par le FENU est de promouvoir l'émergence d'institutions locales de micro finance qui soient fiables et durables et qui puissent renforcer les capacités de production et de génération de revenus des personnes jusqu'ici privées d'accès à des sources de crédit. Le défi est de développer un éventail, de services financiers accessibles aux pauvres et leur permettant d'améliorer leur conditions de vie au quotidien. Pour ce faire, il est non seulement nécessaire de produire des résultats concret sur le terrain,,mais il faut également pouvoir influencer le cadre des politiques nationales, de façon à ce que les conditions de pérennisation des institutions de micro finance soient établies. Enfin, il faut pouvoir favoriser la reproduction de ces opérations au bénéfice du plus grand nombre.
A titre d'exemple dans le domaine de la micro fiance, je mentionnerai les résultats obtenus au Malawi. En 200, grâce à un apport initial du FENU de 3 millions de dollars, l'institution de micro finance Pride Africa- devenue pride Africa Malawi en 2001- a pu ouvrir une branche au Malawi. En seulement six mois d'existence, cette toute nouvelle institution a permis l'accès au crédit à 3600 clients pauvres, avec un taux de recouvrement des prêts de 100%. On estime que d'ici quatre ans, Pride Africa Malawi sera en mesure de dégager des profits d'exploitation.
Pour terminer, je souhaiterais mentionner, que , conformément à son mandat, le FENU attache une importance particulière à l'échange d'expériences nord-Sud et Sud-Sud.
C'est la raison pour laquelle nous avons organisé l'année dernière au Cap, en Afrique du Sud, un symposium sur les investissements publics décentralisés en Afrique, avec pour objectif de permettre aux acteurs du développement décentralisé et aux élus locaux d'échanger sur leurs expériences respectives et d'établir dans l'avenir des réseaux d'échanges, de recherche et d'expertise.
L'information que je viens de soumettre à votre appréciation me permet de conclure que le FENU contribue de manière concrète et visible à la mise en œuvre du programme d'action pour les PMA. Non pas que notre organisation soit parfaite. Bien au contraire, nous apprenons chaque jour de nos erreurs puisque l'appui au développement décentralisé et au secteur de la micro finance implique nécessairement une acceptation du risque et de la difficulté. Néanmoins, je suis convaincu que la contribution du FENU est intéressante valable pour les populations les plus pauvres des PMA, pour leurs dirigeants et pour la communauté internationale. Lors d'une rencontre récente avec le sous-secrétaire Général responsable des PMA, Ambassadeur Anwarul Chowdhury, nous avons eu un échange très constructif et je lui ai dit qu'il pouvait considérer le FENU comme un des outils opérationnels pour la mise en œuvre du Programme d'Action. Nous avons convenu d'intensifier nos échanges dans les mois à venir et de travailler en étroite collaboration.
Monsieur le Président,
Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres,
Le FENU pourrait contribuer de manière encore plus significative, d'ici la fin de cette décennie, à la mise en œuvre du Programme d'Action pour les PMA. Et pour y parvenir, Monsieur le Président, des actions doivent être entreprises conjointement, c'est à dire par le FENU, par les PMA et leurs dirigeants et par les sources de financement internationales.
Pour ce qui concerne le FENU, je m'engage à être vigilant et à redoubler d'efforts pour assurer les meilleurs résultats concrets possibles. C'est là un objectif que je vais poursuivre, en partenariat étroit avec chacun des PMA dans lesquels le FENU travaille. En outre, je vais m'efforcer de mieux vous informer, Mesdames et Messieurs les Ministres ainsi que vos Représentants Permanents auprès des Nations Unies, de notre action sur le terrai. Par ailleurs, comme nous en avons discuté avec le Sous- secrétaire l'action concrète du FENU auprès d'instances des Nations Unies, de notre Général, Ambassadeur Chowdhury, nous allons faire systématiquement rapport sur l'action concrète du FENU auprès d'instances des Nations Unies telles que le Conseil Economique et Social et l'Assemblée Générale. Cette approche devrait améliorer l'information sur le FENU car un déficit d'information porte préjudice aux efforts de mobilisation de ressources.

En effet, le FENU ne dispose malheureusement pas de ressources financières suffisantes pour lui permettre de répondre aux demandes nombreuses en provenance de vos pays. Chaque semaine, je suis forcé de répondre négativement, faute de moyens financiers adéquats, à des requêtes émanant de pays représentés dans cette assemblée.
Cette situation, croyez-mou, est source de grande frustration. Et pourtant, en juin dernier, lors de la revue de notre Rapport Annuel au cours de la réunion annuelle de notre Conseil d'Administration, les Etats membres ont de nouveau unanimement reconnu que le FENU produisait sur le terrain les résultats que l'on attendait de lui, et ceci avec des coûts d'administration minimes et hautement compétitifs. Ils ont également reconnu que le FENu avait sa place au sein de l'architecture internationale du financement du développement des PMA. De plus, ils ont lancé un appel unanime pour un accroissement des ressources mises à la disposition du FENU pour lui permettre de mieux remplir sa mission.
Ce qui est inquiétant, c'est qu'un tel appel a déjà été lancé à plusieurs reprises, sans pour autant être suivi de résultats significatifs. Je dois dire que c'est vrai pour le FENU, comme pour d'autres organisations internationales qui oeuvrent dans les domaines prioritaires de votre Programme d'Action. Alors que les investissements annuels du FENU sur le terrain ont été de l'ordre de 40 millions de dollars au cours des dernières années, c'est au moins le double de ces dépenses annuelles que le FENU devrait réaliser pour lui permettre de réduire un tant soit peu l'écart entre la demande des PMA et sa capacité d'y répondre. Le FENU s'est fixé un objectif modeste d'augmentation de ses ressources générales de l'ordre de 10 millions de dollars pour l'année prochaine. Est-ce trop demander à la communauté internationale? Je ne le pense pas, compte-tenu des engagements qu'elle a pris lors de la troisième Conférence de 2001 sur les PMA, lors de l'approbation de la déclaration du Millénaire, lors de la Conférence sur le Financement du développement international tenue cette année à Monterrey ou encore, lors du sommet du G-8 tenu récemment au Canada.
L'Information est certes nécessaire mais elle n'est pas suffisante. Il faut aussi une volonté politique pour traduire dans les faits les engagements internationaux au profit des PMA.
Monsieur le Président,
Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres,

Ce que je voudrais réaffirmer aujourd'hui, c'est l'engagement du FENU de continuer à être un outil à votre disposition pour la mise en œuvre de votre Programme d'Action, Conformément à notre mandat et à notre savoir-faire. Ce que je voudrais signaler, aussi, c'est que la symétrie est vraie: il est en votre pouvoir de renforcer notre propre capacité à vous servir d'outil.
Ainsi, plusieurs PMA octroient déjà chaque année des contributions volontaires aux ressources générales du FENU, lesquelles, bien que modeste, témoignent de leur appréciation de notre action concrète sur le terrain. Il s'agit là, en quelque sorte, d'un vote de confiance qui ne saurait échapper à l'attention de la communauté internationale.
Mais il est en votre pouvoir de faire bien plus, encore. Si vous pensez que notre action doit être renforcée, si vous êtes convaincus que nous pouvons appuyer effectivement la mise en œuvrer du programme d'Action, alors, je vous demande de vous faire, individuellement et collectivement, notre porte-parole auprès des sources de financement internationales en leur fournissant des informations concrètes sur nos résultats sur le terrain, en les invitant à renforcer nos moyens financiers d'intervention et en les encourageant à s'associer à nos interventions. Déjà en 1973, le FENU avait été conçu par l'assemblée Générale des Nations Unies comme un outil d'investissement à la disposition des pays les moins avancés. Je dirai sans réserve que le FENU, c'est votre organisation. C'est une organisation pour les PMA dans les domaines de l'investissement public décentralisé et de l'investissement privé en micro finance. Il est temps de lui permettre maintenant, en lui accordant les moyens financiers nécessaires, d'accomplir pleinement sa mission. Avec votre appui, je suis persuadé que nous pouvons y arriver.
Monsieur le Président,
excellences Mesdames et Messieurs les Ministres,

Permettez-moi de terminer cette communication sur une note plus personnelle. Depuis 30 ans, j'ai vécu et travaillé dans les pays les moins avancés. J'y ai appris à relativiser mes propres problèmes, tellement ceux-ci peuvent sembler dérisoires au regard de ceux des ,plus pauvres. J'ai appris que rêver d'un avenir meilleur pour les PMA n'était pas un luxe, mais une nécessité. J'ai appris que l'amélioration des conditions de vie des 600 millions de femmes, d'hommes et d'enfants vivant dans les pays les plus pauvres devait non seulement nous préoccuper individuellement, mais que cela constituait un véritable impératif pour l'humanité tout entière. J'ai appris, au cours de ces années, que chaque personne dans le monde devait avoir la possibilité de rêver son avenir, celui de ses enfants et celui de sa communauté. J'ai appris également qu'il y a eu beaucoup de rêves déçus, qui n'ont pu se réaliser faute d'un appui soutenu et d'un suivi concret des engagements et des promesses qui avaient donné naissance à tant d'espoirs. Votre Programme d'Action, j'en suis convaincu, permet aux PMAd'éntrouvrir les portes pour un avenir meilleur. Mais pour transformer cette promesse en réalité, il nous faut, tous ensemble, agir dès maintenant, avec efficacité, enthousiasme et conviction. Le FENU s'engage à vous accompagner dans cette voie.
Je vous remercie.

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