| Le
Programme d’Action de Bruxelles (PAB) pour les Pays
les Moins Avancés (PMA) pour la décennie
2001-2010 est différent des programmes précédents
en termes d’objectifs, d’orientation, de mécanismes
de suivi et de champ d’action. L’objectif
principal du programme d’Action de Bruxelles vise
à enregistrer des progrès substantiels dans
la réalisation des objectifs de développement
du millénium qui vise à réduire de
moitié la pauvreté d’ici l’an
2015 et à promouvoir un développement durable,
l’éradication de la pauvreté, l’égalité
des sexes, la promotion de l’emploi, la bonne gouvernance,
le renforcement des capacités, les problèmes
spéciaux des Pays Enclavés et des Petits
Etats Insulaires en Développement ainsi que d’autres
problèmes spécifiques aux Pays les Moins
Avancés touchés par les conflits, ont été
clairement définis dans le Programme d’Action
de Bruxelles en tant que questions prioritaires interreliées.
Immédiatement
après l’adoption du Programme d’action
de Bruxelles, en Mai 2001, l’Assemblée Générale
de l’ONU par sa résolution 55/2001 en date
du 12 Juillet 2001, et l’ECOSOC par sa résolution
2001/320, ont décidé d’examiner les
résultats de la mise en œuvre de la DECLARATION
de Bruxelles et de son Programme d’Action à
leur importante session de 2002.
Depuis
l’adoption du Programme d’Action de Bruxelles,
la Communauté Internationale a pris en compte les
préoccupations des PMA à travers d’importantes
conférences internationales telles que la Conférence
Ministérielle de l’OMC à DOHA (Novembre
2001), la Conférence Internationale de Monterrey
sur le financement du Développement (Mars 2002),
la Conférence mi-parcours de La CNUCED à
Bangok (Avril-Mai 2002) le sommet du G8 à Kanannaski
(Juin 2022) et l’adoption d’un nouveau Partenariat
pour le Développement Africain par l’Union
Africaine à Durban (Juillet 2002). On s’attend
à ce que le prochain Sommet Mondial sur le Développement
Durable à Johannesburg (Août-Septembre 2002)
traite entre autres du problème de l’allègement
de la pauvreté, dans les pays les plus vulnérables.
Le Programme d’Action de Bruxelles étroitement
lié aux résultats de ces fora renforcement
davantage les possibilités de réalisation
des progrès tangibles dans les Pays les Moins Avancés.
De façon globale, le nouvel environnement prévoit
des raisons de grands espoirs pour ce qui est des perspectives
de développement dans les Pays les Moins Avancés.
En
tant que point de départ significatif et déterminant
après les deux premiers Programmes d’Action
des PMA, il a été recommandé d’un
mécanisme de suivi tangible et hautement performant
a été recommandé pour assurer la
responsabilité liée à la coordination,
à la supervision et à l’examen de
la mise en œuvre du Programme d’Action de Bruxelles.
Le Bureau du Haut Représentant est situé
au siège des Nations Unies à New York. Le
Bureau a pour objectifs, le mobilisation et la galvanisation
de l’aide internationale aux fins d’assurer
la coordination, la supervision et l’examen effectif
de la mise en œuvre du Programme d’Action de
Bruxelles.
PROGRES
REALISES DEPUIS LA CREATION DU BUREAU DU HAUT REPRESENTANT
Le
Bureau du Haut Représentant des PMA, des Pays Enclavés
en Développement et des Petits Etats Insulaires
en Développement est devenu officiellement opérationnel
en Avril 2002. Depuis lors, le Bureau a commencé
à définir ses orientations et ses directives
et à s’organiser aux fin de réalisation
des missions à lui assignées .
Dans
l’exécution du mandat de l’Assemblée
Générale et du Programme d’Action,
le Bureau a défini un cadre d’action comprenant
quatre principaux domaines :
I
– Il se concentrera sur la mise en œuvre au
niveau nationale, aussi bien au niveau des Pays les Moins
Avancés que des pays donateurs afin de garantir
le mise en œuvre des engagements pris dans le cadre
du Programme d’Action. Le bureau travaillera en
étroite collaboration avec les partenaires de l’UNDG,
en particulier le PNUD, pour garantir l’appui total
des structures du coordonateur Resident au PMA. Les processus
du UNDAF et du PRSP des PMA applicables devant inclure
la mise en œuvre au Programme d’Action.
II
– Il travaillera avec les institutions compétentes
du système des Nations Unies plus particulièrement
les fonds et Programmes, les commissions régionales,
les institutions spécialisées et L’IBW
aux fins de garantir ces institutions incluent le Programme
d’Action de Bruxelles dans leurs activités,
dans leurs processus intergouvernementaux et qu’elles
mettent également en place des points focaux appropriés
aux fins de révision et de suivi tel que requis
par le Programme d’Action et la Résolution
56/227 de l’Assemblée Générale.
III
– Il travaillera en collaboration avec d’autres
organismes multilatéraux plus particulièrement
les organisations régionales telles que l’Union
Africaine (UA) et les organismes sous régionaux
comme la CEAC, le CEDEAO, l’ECCAS, la CEA, l’IGAD,
la COMESA, la SAARC et CARICOM. La récente adoption
du Nouveau Partenariat pour le Développement Africain
(NEPAD) par l’Union Africaine offre une immense
opportunité de renforcement et de complémentarité
des efforts de développement dans le 34 PMA Africains.
IV
– Le Bureau travaillera en étroite collaboration
avec la société civile et le secteur privé,
aussi bien national qu’international afin qu’ils
participent en tant que partenaires de développement
des PMA à part entière.
Immédiatement
après la création du nouveau Bureau, le
Représentant Permanent du BENIN à l’ONU
en sa qualité de Président du Bureau de
Coordination des PMA a organisé le 18 Avril 2002,
la première réunion du Haut Représentant
des PMA au niveau des Ambassadeurs. Au nombre des questions
abordées à la réunion des Ambassadeurs
des PMA, le mandat accordé au Bureau du Haut Représentant
par l’Assemblée Générale, les
tâches immédiates à entreprendre ainsi
que les prochaines activités du Bureau. Le Bureau
du Haut Représentant a été impliqué
pour la première fois dans deux processus intergouvernementaux,
d’abord le Bureau a été élaboré
le Premier Plan Mi-pparcours sur les Pays les Moins Avancés,
les Pays Enclavés en Développement et les
Petits Etats Insulaires en Développement sous forme
d’un nouveau Programme 26 des Nations Unies pour
la période 2002-2005 et l’a présenté
à la 47ème session de la Commission Programme
et coordination (CPC) de l’Assemblée Générale
le 12 Juin 2002.
La Commission a examiné et accordé son soutien
total au Programme et a recommandé son adoption
par la 57ème Session de l’Assemblé
Générale.
Secundo
en application de la résolution 2001/320, le Haut
Représentant a présenté un rapport
oral à la Section Générale du Conseil
Economique et Social (ECOSOC) le 18 Juillet 2002 relatif
aux activités du nouveau Bureau et à la
responsabilité de suivi dans le cadre du Programme
d’Action de Bruxelles relevant d’ECOSOC. Le
Bureau a recommandé entre autres, la détermination
par ECOSOC d’une journée au cours de laquelle
la section générale lors de ses principales
sessions annuelles examinera de façon spécifique
le Programme d’Action. Il a également recommandé
que des efforts soient faits aux fins d’adoption
d’un mécanisme de mise en œuvre orienté
vers la réalisation des résultats suite
à cet examen. Il a par ailleurs exhorté
le Conseil à réitérer l’appel
lancé par l’Assemblée Générale
à toutes les Institutions des Nations Unies et
d’autres Organisations multilatérales à
inclure la mise en œuvre du Programme dans leurs
activités respectives. Il a été demandé
au Conseil de réserver la majeure partie de ses
principales sessions de 2004 à l’examen et
à la coordination de la mise en œuvre du Programme
d’Action de Bruxelles.
Les
délégués ont fait part de leur appui
total à la mise en œuvre du Programme d’Action.
En
Juin 2002, deux Institutions du système des Nations
Unies, l’UNICEF et le PNUD ont décidé
à leurs sessions annuelles des Conseils Exécutifs
d’inclure le Programme d’Action de Bruxelles
dans leurs programmes d’activités respectifs.
Au cours des prochains mois, on s’attend à
ce que d’autres institutions du système des
Nations Unies prennent des décisions du genre.
Le
Haut Représentant a organisé des réunions
en Mai 2002 avec le PNUD, l’UNICEF, UNFPA, la CNUCED,
l’OMC, ITC, OMS, OIT, CEA, OUA/UA et la BAD aux
fins d’impliquer ces différentes institutions
dans la mise en œuvre du Programme d’ACTION
DE Bruxelles. D’autres réunions ont été
également tenues avec les représentants
des Organisations de la Société Civile y
compris les ONG à New York et à Genève
et avec les Organisations du secteur privé pour
discuter des possibilités d’amélioration
de leur participation dans le processus de mis en œuvre.
Par
ailleurs, en dehors des réunions et contacts sur
une base régulière, avec les Présidents
des PMA, des Pays Enclavés en développement
et les Petits Pays Insulaires en Développement,
le Haut Représentant poursuit les négociations
sur une base régulière avec les représentants
de la Communauté des Bailleurs de fonds y compris
l’Union Européenne, le Japon, la Norvège,
les Etats Unis et la Banque Mondiale.
Lors
des réunions avec les pays donateurs, les institutions
du système des Nations Unies, les ONG, la Société
Civile et le secteur privé, un appui généralisé
a été accordé par tous dans la mise
en œuvre du Programme d’Action ainsi que l’appui
à apporter au Bureau du Haut Représentant
dans l’exécution de ses tâches.
FUTURS
DEFIS
Le
rapport PMA 2002 de la CNUCED rendu public en Juin 2002
évalue à 420 millions en 2015 le nombre
des habitants des OMA dont les revenus journaliers sont
en dessous de 1S/jour si la tendance actuelle doit perdurer.
L’incidence de pauvreté absolue est beaucoup
plus élevée dans la plupart des PMA.
La campagne globale de réalisation des Objectifs
de Développement du Millénium (ODM) qui
vise entre autres à satisfaire les besoins des
PMA a mis le développement de ces en tête
de liste du Programme d’activités de l’ONU.
Les succès enregistrés par les ODM dépendront
en grande partie des efforts de développement des
PMA. Les progrès relatifs aux indicateurs de développement
des ODM se poursuivront si les PMA améliorent leurs
performances. Ainsi les ODM et le Programme d’Action
de Bruxelles sont liés de façon intrinsèque
et se complètent mutuellement.
Il
s’avère important de tirer leçons
des expériences de mise en œuvre du Programme
d’Action dans le cadre de l’UNDLC I et UNDLC
II dans la mise en œuvre du Programme d’Action
de l’UNDLC III. Au nombre des leçons :
i)
l’engagement ferme et les actions concertées
de la part des PMA eux-mêmes et de la Communauté
Internationale ne devront pas faire défaut,
ii) la nécessité de définir clairement
un plan d’opérations spécifiant les
rôles et actions des acteurs-clés dans la
mise en œuvre des différents engagements contenus
dans le Programme d’Action, définissant clairement
les priorités de façon séquentielle
et une coordination des actions au niveau national, régional/sous
régional et international,
iii) les succès enregistrés dans la réalisation
des objectifs du Programme d’Action exigeront un
fonctionnement effectif des mécanismes de suivi
permanent, de coordination, de contrôle et d’examen
des progrès réalisés dans la mise
en œuvre du programme.
Les
futurs futurs défis des PMA au cours des prochains
mois dans le cadre de la mise en œuvre du Programme
d’Action de Bruxelles nécessiteront de la
part des PMA et de leurs au développement leur
engagement immédiatement dans les domaines suivants
:
i)
les pays les Moins Avancés devront intégrer
dans leurs Programmes Nationaux le Programme d’Action
de Bruxelles. Ils devront également désigner
un point focal des PMA à un haut niveau national
et travailler en étroite collaboration avec le
Coordonnateur Résident des Nations Unies, afin
de faciliter l’élaboration des rapports sur
les progrès réalisés à adresser
aux Nations Unies,
ii) les Pays les Moins Avancés devraient établir
au niveau de leurs pays respectifs une structure nationale
qui servira de plate-forme à la supervision systématique
et régulière des programmes de lise en œuvre
du Programme d’Action par le biais d’un dialogue
global élargi. Le programme d’Action a recommandé
que de tels mécanismes soient dénommés
‘’forum national’’. Le forum pourrait
inclure les décideurs politiques, le secteur privé,
la société civile, les ONG, les académiciens,
les fondations et les médias,
iii) chaque PMA au niveau national avec l’appui
des partenaires au développement devrait promouvoir
la mise en œuvre des actions définies dans
le Programme d’Action en les traduisant en mesures
spécifiques dans le cadre de leur programme de
développement national et de la stratégie
d’éradication de la pauvreté y compris
la stratégie d’allègement de la pauvreté,
l’évaluation conjointe par pays, et le cadre
d’Assistance au Développement des Nations
Unies et pourrait servir de guide à la mise en
œuvre effective sur la base d’un dialogue global
élargi.
iv) Les Institutions du système des Nations Unies
et autres organisations multilatérales devraient
inclure la mise en œuvre du programme d’Action
de Bruxelles dans leurs programmes d’activités,
v) Les représentants des PMA devraient effectivement
prendre part aux processus intergouvernementaux et aux
efforts de coordination. Dans ce cadre, le Bureau du Haut
représentant devrait continuer à apporter
son appui total en vue de faciliter leur participation.
La décision de l’UNICEF et des Conseils Exécutifs
du PNUD devrait aboutir à l’adoption d’actions
similaires lors des prochaines réunions d’autres
institutions gouvernementales compétentes,
vi) Les institutions du système des Nations Unies
qui n’ont pas encore établi de point focal
avec les PMA devront le faire le plus tôt possible,
vii) Le Bureau de Haut représentant pourrait envisager
la création d’un fonds de fidéicommis
à l’ONU au profit des PMA. Il s’avère
important d’étudier des les moindres détails
les aspects qualitatifs et quantitatifs de l’aide
ainsi que la coordination effective de cette aide,
viii) L’ODA, Agence de Développement d’Outre-Mer
demeure la seule source en vue de la réalisation
des objectifs, des buts et des cibles du programme d’Action.
Il s’avère important d’examiner dans
les moindres détails les aspects qualitatifs et
quantitatifs de l’aide ainsi que la coordination
effective de cette aide.
ix) Le service de la dette extérieure constitue
un sérieux obstacle aux efforts de développement
et de croissance économique des PMA. Les sérieuses
questions de la dette des PMA exigent un règlement
global au nombre desquelles, la mise en œuvre complète,
rapide et efficace des initiatives améliorées
des PPLE et autres mesures d’allègement de
la dette,
x) Un tableau synoptique devrait être élaboré
par Bureau du Haut Représentant Résident
à l’usage et à titre de référence
par ECOSOC aux fins d’examen, de contrôle
et de suivi du programme d’Action par les PMA et
leurs partenaires au développement,
xi) Les ONG et la Société Civile doivent
jouer un rôle important en leur qualité de
partenaires au développement dans les PMA. Le secteur
privé doit également s’impliquer en
apportant un appui effectif aux objectifs de développement
des PMA. Des efforts doivent être déployés
aux fins d’améliorer leur participation à
la mise en œuvre du Programme d’action.
FUTURS
PROGRES
Les
PMA de par leurs populations de plus de 600 millions de
personnes sont confrontés à d’énormes
obstacles de développement.
Le processus de mondialisation a par ailleurs aggravé
leur vulnérabilité. Ces défis peuvent
être relevés résolument au moyen des
politiques nationales et internationales efficaces qui
seront centrées sur des stratégies de développement
à long terme de mise en œuvre du Programme
d’Action de Bruxelles au cours de la première
décade du nouveau millénaire.
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