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Guide du Participant (Sommaire)

II. Note sur la Conférence Ministérielle des PMA à Cotonou

Historique

En 1971, la Communauté internationale a reconnu l’existence d’une catégorie de pays particulièrement pauvres et vulnérables, et a décidé de leur accorder une attention particulière à travers l’adoption et la mise en œuvre de programmes conçus pour résoudre les problèmes spécifiques de ces pays dénommés « Pays les Moins Avancés » (PMA)

C’est ainsi que s’est tenue à Paris, en 1981, la première Conférence des Nations Unies sur les PMA qui a abouti à l’adoption d’un programme d’aide pour les années 80 en faveur desdits pays, et dans lequel leurs partenaires au développement s’étaient engagés, entre autres, à affecter aux PMA au titre de l’Aide Publique au Développement, 0,15% de leur PNB.

La deuxième Conférence des Nations Unies sur les PMA, tenue également à Paris en septembre 1990, s’est achevée par l’adoption d’un Programme d’Action en faveur des PMA pour les années 90 et dont l’objectif essentiel était d’empêcher la situation économique desdits pays de se dégrader davantage, de relancer et d’accélérer leur croissance et leur développement.

Mais, le nombre de ces pays, qui était de 25 en 1974 est passé, à 42 en 1990 et à 49 en 2001, dont 34 en Afrique au Sud du Sahara, 09 en Asie, 05 dans le pacifique et 01 au Caraïbes, ce qui traduit éloquemment l’échec de ces deux programmes.

Au total, 613 millions de personnes vivent dans les PMA dont plus de la moitié avec un moins d’un dollars par jour.

Pour pallier les insuffisances de ces Programmes, une troisième Conférence a eu lieu à Bruxelles en mai 2001 et a abouti à l’adoption d’un Programme d’Action conçu pour donner une impulsion réelle et visible au décollage des PMA . Ce programme qui couvre la décennie 2001-2010 prévoit un mécanisme novateur de suivi de sa mise en œuvre et de son évaluation. Dans ce cadre, un Bureau du Haut Représentant pour les PMA, les Pays Enclavés et les Petits Etats Insulaires en Développement, directement rattaché au Secrétaire Général des Nations Unies, est créé pour administrer les problèmes spécifiques des PMA. De même, un Bureau de Coordination a été créé par la 11e réunion Ministérielle des PMA tenue à New York, en novembre 2001, pour assurer le suivi et l’évaluation, dans l’ensemble des PMA, de la mise en œuvre du Programme d’Action de Bruxelles.

Succédant au Bangladesh jusqu’alors Coordonnateur des PMA, le Bénin a accédé, le 04 février 2002, au siège des Nations Unies à New York, à la Présidence du Bureau de Coordination qui compte cinq (05) membres à savoir :

- le Bénin ;
- le Soudan ;
- le Bangladesh ;
- Haïti ;
- le Népal ;

Les objectifs de la Conférence Ministérielle de Cotonou

La Conférence Ministérielle des PMA qui se déroule à Cotonou du 05 au 07 août 2002 a pour thème principal : « Mise en œuvre du Programme d’Action des PMA et lutte contre la pauvreté ». Elle permettra aux participants de dresser un premier bilan de la mise en œuvre dudit programme , d’évaluer les progrès accomplis dans la lutte contre la pauvreté, de préparer les PMA aux rencontres internationales déjà annoncées et de mettre au point une stratégie de mobilisation de ressources en vue de garantir le succès du troisième Programme d’Action en faveur des PMA.

Il est prévu qu’une déclaration sanctionne les travaux de la Conférence de Cotonou.


Quelques mots sur la pauvreté au Bénin

Avec un Indice de Développement Humain (IDH) de 0,420 en 2001, le Bénin appartient à la classe des pays à niveau d’indicateur de développement humain faible (indicateur intégrant le revenu, le niveau d’instruction et l’espérance de vie). Malgré les efforts notables qui ont conduit au rétablissement des grands équilibres macro-économiques et à une croissance accrue du Produit Intérieur Brut (PIB) de l’ordre de 5,2 % sur la période 1996-2000, le Bénin compte aujourd’hui environ deux (02) millions de pauvres (30 % de la population).

Cette pauvreté est plus accentuée en milieu rural (31,22 %) qu’en milieu urbain (24,55 %) et touche davantage les femmes que les hommes.

La lutte contre la pauvreté constitue de fait une des priorités nationales comme en témoignent diverses initiatives telle que la Dimension Sociale du Développement, le Minimum Social Commun, les Etudes Nationales de Perspectives à Long Terme (NLTPS), Bénin 2025, Le Programme National de Développement Communautaire, le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté.

Ces différentes actions ont, pour la plupart, donné des résultats encourageants avec des impacts de plus en plus perceptibles portant l’IDH de 0,368 en 1994 à 0,420 en 2001.

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