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C’est avec grand plaisir que je vous adresse à
tous mes salutations à l’occasion de cette
réunion ministérielle des pays les moins avancés.
Le peuple et le Gouvernement béninois méritent
toute notre gratitude pour avoir organisé cette session,
faisant ainsi progresser la cause des P.M.A.
Plus d’une année s’est écoulée
depuis l’adoption du Programme d’action de Bruxelles
en faveur des P.M.A. Ce programme fournit un cadre pour
un partenariat mondial vigoureux visant à accélérer
la croissance économique et le développement
durable, et à permettre aux PMA de s’intégrer
dans l’économie mondiale. Il est en outre fondé
sur des engagements pris par les PMA et leurs partenaires
au développement de prendre des mesures concrètes
assorties d’objectifs quantifiables et de délais
précis. Pour le moment, la tâche la plus importante
est de renforcer les capacités, tant humaines qu’institutionnelles,
afin que les populations des P.M.A puissent saisir les occasions
offertes par le Programme de Bruxelles et devenir les acteurs
du changement au lieu d’en être seulement les
bénéficiaires.
La famille des Nations Unies demeure fermement résolue
à aider les P.M.A à surmonter les redoutables
obstacles à leur développement. Des efforts
particuliers sont déployés dans l’ensemble
du système des Nations Unies, en particulier pour
ce qui est du suivi des conférences des Nations Unies,
afin que les besoins et les préoccupations des P.M.A.soient
au centre de la prise des décisions. L’Assemblée
générale a créé le Bureau du
Haut Représentant pour assurer la meilleure coordination
et le meilleur suivi possibles. Et la campagne mondiale
que j’ai lancée pour réaliser les objectifs
de développement du Millénaire est axée
en particulier sur les besoins des P.M.A.
S’ils sont énormes, les défis que doivent
relever les P.M.A ne sont pas insurmontables. Avec de la
détermination, un environnement favorable et la volonté
politique requise, les P.M.A devraient pouvoir progresser.
La coopération Sud-Sud constitue toujours un potentiel
inexploité, surtout dans les domaines de l’agriculture,
de l’énergie et des technologies de l’information.
Le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique
qui, tout comme le Programme de Bruxelles, met en lumière
l’importance de la gouvernance et du renforcement
des capacités, est tout aussi prometteur. Et plusieurs
pays, dont ceux de l’Union européenne, ont
facilité l’accès des exportations en
provenance des PMA à leur marché.
Je formule l’espoir que tous les P.M.A et leurs partenaires
au développement, ainsi que la société
civile, le secteur privé et toute les autres parties
intéressées, noueront des partenariats qui
feront la différence entre la réussite et
la stagnation.
Cette réunion ministérielle peut contribuer
à l’élaboration d’un plan de mise
en œuvre qui réponde aux aspirations des populations
des P.M.A, lesquelles représentent un dixième
de l’humanité. C’est dans cet esprit
de solidarité que je vous adresse mes meilleurs vœux
de réussite dans vos délibérations.
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