Monsieur
le ministre, où en sommes-nous avec les préparatifs
?
-
Les préparatifs avancent très bien et
déjà, beaucoup de personnalités
devant prendre part à cette conférence
sont à Cotonou. Parlant de la préparation
matérielle de cette conférence, les choses
sont également sur de très bonnes voies.
En attendant d’y revenir de façon précise,
il faut noter que sur le plan intellectuel, tout est
également prêt. Nous avons eu à
élaborer plusieurs projets de textes car, la
conférence va se dérouler avec un certain
nombre d’exposés sur des thèmes
précis. L’objectif, c’est d’adopter
la déclaration de Cotonou sur la mise en œuvre
d’un programme pour les Pays les moins avancés
(PMA). Le projet de ce texte est également élaboré.
Tout le travail se fait ensemble avec d’autres
équipes. Celles de New-York et de Genève
sont à Cotonou. Avec ce dispositif, nous espérons
très productive et fructueuse cette conférence.
Parlez-nous
des dispositions pratiques quant aux conditions d’organisations
de la rencontre.
La
conférence aura lieu du 5 au 7 août 2002
au Centre international de conférences de Cotonou.
Les dispositions pratiques sont prises pour qu’il
n’y ait pas de déconvenues en matière
d’énergie électrique. Quant à
ce qui concerne l’hébergement des participants,
c’est le Bénin Marina Hôtel, (ex
Sheraton) et le Novotel Horisha qui sont retenus. A
cette date, sur les 49 PMA 36 ont confirmé de
manière ferme leur participation. Au niveau des
organisations internationales qui y participeront, une
vingtaine sur les 30 invitées se sont aussi annoncées.
Par rapport à ceux qui présenteront des
communications, ils ont déjà envoyé
leurs textes et le secrétariat permanent est
à pied d’œuvre pour leur multiplication.
Présentez-nous
les grands axes de la conférence.
La
conférence se fera en plénière.
Il n’y aura pas de travaux en commission. Les
travaux proprement dits commenceront juste après
l’ouverture. Il y aura l’élection
du bureau et les communications débuteront dans
l’après-midi. Nous aurons à suivre
d’abord la communication sur la « La mise
en œuvre du programme d’action des PMA, un
an après : Résultats obtenus, difficultés
rencontrées et solutions envisagées ».
Elle sera présentée par l’ambassadeur
Anwarul Karim Chowhdury, haut représentant du
secrétaire général des Nations
unies, et adjoint de ce dernier. Ce sera suivi d’une
communication sur le " Consensus de Monterrey"
et le financement de la mise en œuvre du programme
d’action des PMA. Ensuite, il y aura "Les
résultats pour les PMA de la conférence
de Doha" ; une conférence organisée
par l’Omc, (Organisation mondial du commerce).
Nous aurons alors l’occasion d’aborder la
communication sur "Le sommet mondial sur le développement
durable, quels résultats pour les PMA".
Il s’agira de voir si nous allons à Johannesburg
en tant que PMA pour faire de la figuration, ou pour
contribuer à ce que le monde, pour les 10 prochaines
années, adopte des recommandations claires et
précises. Enfin, il y aura une communication
sur la lutte contre la désertification et la
pauvreté dans les PMA, présentée
par l’ambassadeur Diallo, qui est le secrétaire
exécutif de la convention des Nations Unies sur
la lutte contre la pauvreté.
Quelles
sont les attentes du gouvernement béninois pour
cette conférence ?
Je
précise d’abord que le Bénin n’a
pas pris la présidence du bureau de coordination
des PMA pour frimer ou simplement pour dire que lui-même
assure une présidence. Nous avons pris la présidence
pour faire avancer les PMA, pour promouvoir le développement,
réduire la pauvreté pour qu’il y
ait un peu de justice dans les échanges et les
relations internationales. Nous espérons que
la conférence de Cotonou permettra d’approcher
ces objectifs énumérés. Nous espérons
que ce sera l’occasion pour les PMA, d’abord
entre eux, d’avoir une vue plus claire, plus dynamique
des impératifs qui sont les leurs dans leurs
rapports avec les autres et surtout dans leurs rapports
avec les pays développés. Nous espérons
que lorsque nous irons à Johannesburg pour la
conférence sur le développement durable,
nous aurons un minimum de positions harmonisées
avec les autres pays du monde, pour que, les programmes
que la communauté internationale arrête,
ou les résolutions qu’elle adopte pour
faire face aux problèmes de pauvreté et
pour faire face au développement, soient effectives
et surtout qu’elles soient mises en œuvre.
L’engagement du gouvernement du Bénin,
c’est de travailler au cours de sa présidence,
pour que tout ce que nous disons, ne reste pas lettre
morte mais se traduise en actes concrets. L’objectif
pour le bénin est de quitter à terme ce
statut de PMA et avec lui beaucoup d’autres pays.
-
Vos sentiments sur le rang occupé par
le Bénin dans le dernier rapport mondial sur
le développement humain publié par le
PNUD.
Cela
montre tout simplement que le Bénin est un pays
pauvre, mais n’est pas le plus pauvre en matière
d’indicateurs socio-économiques. Cela montre
que nous avons encore beaucoup à faire pour sortir
rapidement de ce groupe.