QUATRE
COMMUNICATIONS POUR UN BILAN ET UNE PROJECTION DANS L'AVENIR
Dans
le cadre de la 12ème Conférence Ministérielle
des Pays les Moins Avancés qui s’est ouverte
le lundi 05 août 2002 au Centre International de
Conférence à Cotonou, les participants venus
d’horizons divers ont suivi quatre communications
au titre de la première journée. Ces communications
s’inscrivent bien dans la droite ligne des objectifs
fixés pour la Conférence.
La première communication a été présentée
par Son Excellence Monsieur Anwarul K. CHOWDUHRY, Ambassadeur
Haut Représentant du Secrétaire Général
des Nations Unies pour les Pays les Moins Avancés,
les pays enclavés et les petits pays insulaires
en développement, sur le thème ‘’le
Programme d’Action des Pays les Moins Avancés
un an après la Conférence de Bruxelles’’.
De l’exposé de Monsieur CHOWDHURY, il ressort
que le Programme d’Action de Bruxelles (PAB) en
faveur des PMA a été pris en compte par
de nombreuses rencontres internationales pertinentes qui
ont suivi la Troisième Conférence Ministérielle
des PMA de Bruxelles.
Selon Monsieur CHOWDHURY, de grands espoirs sont permis
dans la perspective de développement des Pays les
Moins Avancés avec l’institution du Bureau
du Haut Représentant qui constitue un mécanisme
de suivi tangible et hautement performant pour assurer
la responsabilité liée à la coordination,
à la supervision et à la mise en œuvre
du PAB. Mais malgré les progrès énormes
qui ont été réalisés depuis
l’institution de ce Bureau, de nombreux défis
restent à relever et cela passe nécessairement
par l’adoption de politiques nationale et internationale
efficaces qui seront centrées sur des stratégies
de développement à long terme pour la mise
en œuvre du PAB au cours de la première décade
du nouveau millénaire.
L’exposé de l’Ambassadeur CHOWDHURY
a été suivi d’un débat fructueux
au cours duquel de nombreuses délégations
ont pris la parole pour féliciter le Bénin
de l’excellente initiative de la Conférence
Ministérielle de Cotonou et pour enrichir l’exposé
de l’Ambassadeur CHOWDHURY.
‘’Consensus
de Monterrey et financement de mise en œuvre du Programme
d’Action des PMA’’, C’est le thème
de la seconde communication présentée par
Monsieur Edouard AHO-GLELE, Ministre Conseiller à
la Mission Permanente du Bénin Auprès des
Nations Unies à New York. Le consensus de Monterrey
de mars 2001 met l’accent sur l’effort à
fournir dans les domaines de la mobilisation des ressources
nationales et internationales, du commerce, du renforcement
de la coopération financière de la dette
extérieure ainsi que du renforcement de la cohérence
internationale des systèmes monétaire, financier
et commerciaux.
Le
mécanisme de financement de la mise en œuvre
du programme des PMA n’est pas à rechercher
dans le consensus de Monterrey ; le Programme d’Action
des PMA contient déjà en lui même
les clauses du financement de sa mise en œuvre. L’essentiel
maintenant sera de mettre en application ces clauses.
Au cours des débats qui ont suivi cet exposé,
les participants ont souligné la nécessité
de mobiliser des ressources nécessaires à
la mise en œuvre du Programme d’Action des
PMA et de sensibiliser la Communauté Internationale
à cet effet.
Dans la troisième communication sur le Thème
: ‘’Les résultats de la conférence
ministérielle de l’OMC à Doha : Quelles
leçons en tirer pour les PMA’’, Monsieur
Jean Marc FORTIN, Conseiller à l’OMC a fait
notamment observer que depuis la tenue à Bruxelles
en mai 2001 de la 3ème conférence des Nations
Unies sur les PMA, l’OMC s’est entre autres
consacrée à la réalisation des dispositions
relatives au commerce contenues dans le Programme l’Action
de dix (10) ans adopté à cette conférence.
Présentée
par Monsieur Luc GNACADJA, Ministre de l’Environnement
de l’Habitat et de l’Urbanisme du Bénin
la 4ème communication à porté sur
le thème :’’Le Sommet Mondial sur le
Développement Durable : Quels résultats
pour les PMA ?’’.
Le Sommet de Johannesburg devra prendre en compte les
préoccupations des PMA qui se rapportent à
l’amélioration de la réglementation
du commerce international pour faciliter l’écoulement
des produits des Pays du Sud sur le marché international
à des prix justes et équitables, à
l’adoption d’un programme mondial d’atténuation
de la pauvreté, à l’allègement
de la dette extérieure, et à la mise en
place d’une structure institutionnelle renforcée
de gouvernance internationale en matière d’environnement.
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