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Le Royaume du DANEMARK

LA PAUVRETE N’EST PAS UNE FATALITE

On n’est pas membre des Pays les Moins les Avancés (PMA) pour le demeurer. Les pays aujourd’hui classés dans cette catégorie ne doivent pas la considérer comme un refuge salvateur. Ils se doivent de rester dans l’effort pour espérer un jour arriver à bout d’une situation que d’aucuns regardent déjà comme une fatalité.

C’est en 1971 que les Nations Unies ont crée la catégorie des PMA sous des critères comme le faible revenu national, le bas niveau de développement humain la vulnérabilité économique. Est donc PMA selon les nations unies, tout pays structurellement handicapé dans son développement avec plus de la moitié de sa population illettrée. C’est dans les pays les moins avancés dont la majorité (34) sont en Afrique que sévissent de manière récurrente la malnutrition, le sida… ils sont également des foyers de tension qui déciment les populations.
Les 49 pays PMA dans leur ensemble ont une population de 630 millions d’habitants représentant environ 10% de la population pour moins de 1% du revenu mondial total. Depuis 1990, les flux des capitaux vers les PMA ont chuté de 39% en terme de valeur réelle par habitant pendant que tous les investissements étrangers directs se sont effondrés de 1,4%.
Les PMA ont donc besoin d’une attention particulière de la part de la communauté internationale dans le contexte de leurs efforts de développement. Et c’est déjà ce que fait la communauté internationale à travers l’organisation de différentes conférences pour convenir de programmes d’assistance en faveur de ces pays. Je veux parler des conférences de Paris (1981 et 1990) et de celle de Bruxelles en 1990 qui se sont achevées par l’adoption de programme d’actions concis pour donner une impulsion réelle et visible au décollage des PMA.
Mais au-delà de tous ces programmes, les PMA ont besoin de réformes spécifiques au plan interne.
Ces réformes passent au plan politique par la consolidation de la démocratie et de la bonne gouvernance ; les pays les moins avancés doivent être gérés de manière à permettre à tout citoyen de participer au développement de son pays.
Sur le plan économique, les PMA doivent pouvoir maîtriser la gestion de leur économie et de leurs finances, renforcer les bases matérielles de l’économie en modernisant l’agriculture, c’est-à-dire en améliorant les modes et moyens de production et en diversifiant les cultures selon les statistiques de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce (CNUCED), « la survie d’une large part de la population des PMA dépend de l’agriculture ». Les PMA doivent chercher à améliorer l’environnement des entreprises , ce qui implique une entière libéralisation de l’économie.

Au plan social, les Pays les Moins Avancés devront mettre en œuvre une politique en faveur des couches les plus défavorisées, améliorer les indicateurs de santé, la qualité des soins et la prise en charge des urgences, renforcer la lutte contre le chômage tout en réduisant les inégalités sociales…

Le Bénin, membre des PMA, s’est engagé dans cette voie en adoptant un programme d’action du gouvernement pour le quinquennat en cours. Le programme d’action du gouvernement du Bénin présente des signes apparents d’une réorganisation pensée. Mais ce programme ne sera traduit dans les faits qu’ avec la volonté décisive réelle de tous les fils du Bénin.

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